Une vision du corps : 

Depuis peu, nous savons que notre vision anatomique (tissus séparés les uns des autres) est incomplète. Nous n'avions pas encore en tête la trame, le lien entre tous les tissus, la non séparation, la continuité totale, le Fascia (tissu conjonctif).

En observant ce tissu conjonctif, ces microtubules, ces microfilaments, ces réseaux de fibres nous comprenons qu'ici réside la "trame", le support de chaque tissu, de chaque cellule.

 

Chacune de nos cellules est arrimée à ce système de protéines. Les intégrines de la membrane cellulaire faisant armature, le cytosquelette se trouve en lien direct avec l'exosquelette cellulaire. Nous savons que le comportement chimique des cellules dépendent de l'activité électrique environnante d'une part, de l’environnement chimique d'autre part.

 

L'effet piézoélectrique montre que suivant les contraintes mécaniques présentes, une activité électrique polarisée est présente dans le tissu conjonctif. Donc, en jouant sur la mécanique, nous pouvons jouer sur l'environnement électrique et donc la physiologie cellulaire.

L'effet de thixotropie indique que la substance fondamentale entourant les cellules peut prendre un aspect plus ou moins gélatineux. "C'est comme la mayonnaise : plus ça bouge, plus c'est fluide". Hors, pour le passage des nutriments et des déchets entre système sanguin et cellule, plus la substance sera fluide, liquide, mieux les échanges se feront. La mobilité est donc au centre d'un système fluide, d'une nutrition adéquate et d'une évacuation des déchets efficace.


Une vision d'ensemble se dessine:

Un corps mobile, avec peu de contrainte mécanique voit sa physiologie libre de créer l'homéostasie. Le lien entre la physique et la chimie est fait.

Et cette interconnexion peut avoir des actions dans les deux sens. Des contraintes mécaniques excessives peuvent altérer la chimie corporelle comme des contraintes chimiques (mal nutrition par exemple) peuvent engendrer des déséquilibres mécaniques.

Une vision de la dysfonction


Le tissu conjonctif aime l'eau. En sa présence, les protéines de ce tissu se dépolymérisent. Il devient donc plus mobile. Les échanges peuvent alors se faire librement. Dans le cas d'une perte de mobilité avec un phénomène de compression ou de tension, l'eau est chassée, les protéines se polymérisent.

 

Conséquences:

 

-Au niveau mécanique, bien entendu, les contraintes sont augmentées (peau, ligaments, cartilages, os, muscles).

-Au niveau vasculaire, les échanges n'étant plus libres, un œdème in situ se produit (manque de drainage des déchets cellulaires notamment). Ce phénomène entraine un terrain acide in situ, ce qui est propice aux inflammations (douleur d'origine mécanique). Cette augmentation de la concentration en ions H+ va aggraver la polymérisation des protéines et un cercle vicieux se met en place.

-Au niveau neurologique, un déséquilibre proprioceptif va se mettre en place. Les tissus vont envoyer des informations déséquilibrées au système nerveux central (afférences). Hors, c'est à partir de ces afférences que le cerveau peut commander (dans un second temps) autant les muscles que les glandes (neuro-végétatif).


Au total, la perte de mobilité a des conséquences sur l'ensemble des tissus, que ce soit d'un point de vue physique ou d'un point de vue chimique.


La libération mécanique des dysfonctions, par  le thérapeute manuel permettra au corps de retrouver son équilibre et son homéostasie.


N'oublions pas, bien entendu, que c'est dans la résolution de l'étiologie de la pathologie que résidera le succès du traitement. Si c'est un désordre chimique qui est à l'origine du mal, la réponse thérapeutique devra être chimique et n'intéressera donc pas forcément la main du thérapeute manuel.

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